Veillons au Salut de l'Empire.

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Veillons au Salut de l'Empire.

Message par La Flamme le Mar 26 Oct 2010 - 18:03

Un petit peu d'histoire concernant cette chanson :

* Muret (Haute-Garonne) 8 juin 1753 — † Paris 26 novembre 1809. Compositeur. fils de Messire Jean d'Alayrac, conseiller du Roy en l'élection de Comminges et de Marie Cluzel.

De 1761 à 1767 il est au collège de Toulouse. A son retour à Muret, il prend des cours de chant et de violon et joue le second violon dans un orchestre local. Son père l'oblige à suivre des études de droit qu'il achève en 1774 avec la licence. Il fait une première et unique apparition comme avocat que son père ne juge pas assez brillante.

Il obtient une commission de sou-lieutenant dans la garde du comte d'Artois (futur Charles X) à Versailles. Il reçoit une solde de 750 livres, qu'il complète par une rente de 450 livres accordée par son père.

A Paris il fréquente des musiciens et des amateurs de musique comme le Baron de Bésenval ou le Chevalier de Saint-Georges. Il prend des cours de composition avec Honoré Langlé. Dans ses essais sur la musique Grétry écrit avoir conseillé Dalayrac.

Ses premières composition sont des duos de violon, des trios de cordes ou des quatuors. Il les publie sous un pseudonyme à consonance italienne. Les quatuors ont un grand succès, et on découvre sa véritable identité. D'après Pixérécourt, Dalayrac est membre de la loge maçonnique des « neuf sœurs » et compose en 1778 la musique pour la réception de Voltaire et celle de la fête en l'honneur de Franklin chez Madame Helvétius.


En 1781, il compose, à la demande de Bésenval, pour des concert privés, Le petit souper et Le chevalier à la mode. Ces pièces sont bien accueillies, et c'est sous le patronage de Maris-Antoinette qu'il compose son premier opéra, L’Éclipse totale qui est donné au Théâtre des italiens.

En 1786, il fait figure de successeur à Gretry. Ses succès les plus marquants d'avant la Révolution sont Nina ou La Folle par amour (1786), Azémia (1786) et Les deux petits Savoyards (1789). Presque toute sa musique est publiée. Beethoven possédait une copie des Deux petits Savoyards et de La soirée orageuse.

En 1790 son père décède. Il passe quelques temps dans le Sud. Au cours de son voyage de retour à Paris, il rencontre l'actrice Gilberte Pétronille Sallard qu'il épouse le 6 décembre 1792. Elle présidera un salon sous le Directoire et le Consulat.

Il compose quelques chansons républicaines, et des airs extraits de ses opéras reçoivent des paroles d'actualité (le paroles de Veillons au salut de l'Empire sont écrites sur un air de son opéra Renaud d'Ast de 1787)


Habitation de Dalayrac et Guilbert de Pixerécourt
à Fontenay sous Bois par Auguste Jacques Régnier [{ BnF]

En 1798, il est membre de l'Académie Royale de Suède, et reçoit la légion d'honneur en 1804.

Il compose Le poète et le musicien à l'occasion de l'anniversaire du couronnement de Napoléon (4 décembre 1809) mais il meurt avant cette date. Il est enterré dans le jardin d'une maison particulière à Fontenay-sous-Bois (ses restes ont été transportés au cimetière municipal)

Un buste sculpté par Pierre Cartellier est placé dans le foyer de l'opéra comique en 1811.

Source texte/image : http://www.musicologie.org/Biographies/d/dalayrac_nicolas_marie.html



Veillons au salut de l'empire,
Veillons au maintien de nos droits ;
Si le despotisme conspire,
Conspirons la perte des rois !
Liberté ! (bis) que tout mortel te rende hommage !
Tremblez tyrans ! vous allez expier vos forfaits !
Plutôt la mort que l'esclavage !
C'est la devise des Français.


Du salut de notre patrie
Dépend celui de l'univers ;
Si jamais elle est asservie,
Tous les peuples sont dans les fers.
Liberté ! (bis) que tout mortel te rende hommage !
Tremblez, tyrans ! vous allez expier vos forfaits !
Plutôt la mort que l'esclavage !
C'est la devise des Français.



Ennemis de la tyrannie,
Paraissez tous, armez vos bras.
Du fond de l'Europe avilie,
Marchez avec nous aux combats.
Liberté ! (bis) que ce nom sacré nous rallie.
Poursuivons les tyrans, punissons leurs forfaits !
Nous servons la même patrie :
Les hommes libres sont Français.


Jurons union éternelle
Avec tous les peuples divers ;
Jurons une guerre mortelle
A tous les rois de l'univers.
Liberté ! (bis) que ce nom sacré nous rallié !
Poursuivons les tyrans ; punissons leurs forfaits!
On ne voit plus qu'une patrie
Quand on a l'âme d'un Français.


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