Baïonnette.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Baïonnette.

Message par La Flamme le Dim 7 Nov 2010 - 18:35

"Pour les braves, un fusil n'est que le manche d'une baïonnette." (Napoléon).
La baïonnette est l'arme blanche du fantassin. L'origine de ce mot viendrait de l'idiome espagnol bayona, qui veut dire "gaine" ; le contenant aurait donné son nom au contenu.

Lors d'une bataille, on peut charger à la baïonnette, c'est pousser l'ennemi la baïonnette dans les reins ; on peut enlever un poste à la baïonnette, c'est aborder un ennemi franchement pour ainsi dire au corps à corps. Un colonel peut également dire : "J'ai 1 900 baïonnettes dans mon régiment", il exprime alors qu'il a 1 900 hommes sous les armes.

Les Français ont, à l'époque, la réputation de mieux charger à la baïonnette que les autres soldats, et les Italiens parlent de la Furia francese.

La baïonnette du fusil modèle 1777 a une longueur de 37.8 cm. Elle est triangulaire à pans évidés ; cette baïonnette se monte sur le fusil d'infanterie modèle 1777, le fusil des grenadiers à pied de la Garde, du Directoire, des grenadiers à cheval, et sur le fusil de marine modèle 1777. Elle s'adapte également sur le fusil d'infanterie modèle 1777 corrigé an IX jusqu'à l'an XI, où elle est allongée d'un pouce (27 mm) pour devenir un nouveau modèle appelé an IX ; son poids est d'environ 330 grammes.

Un fusil mesure 1.95 mètre avec ce type de baïonnette et, pour la fixer, on se sert d'un petit anneau coulant, qu'on appelle bague, et qui attaché au bourrelet de la baïonnette. Le modèle an IX a une douille à trois fentes avec virole médiane et pontet non dégagé, tandis que le coude carré fait 38 mm de long. Le fourreau est en vache sans garniture, avec collet et tirant en buffle.

Cette baïonnette est utilisée dans la Garde Consulaire et Impériale par l'infanterie de la Garde, le 1er régiment de grenadiers à pied, les chasseurs à pied, les grenadiers hollandais, les grenadiers à cheval, l'artillerie à pied, le génie, la marine et les vélites.

Le Comité de salut public exprimait sans cesse la baïonnette comme l'arme des héros, et affirmait que "le succès de nos armées est dû principalement à l'usage de la baïonnette" (...) la nation tient de nos ancêtres cette prédilection pour la lutte corps à corps à l'aide de l'arme blanche ; le choc des Français à la baïonnette est irrésistible ; avec cette manière de combattre, sagement, ordonnée, nous serons toujours vainqueurs" (Roguet. Mémoires)

Dans ses Mémoires, J. Szymanowski rapporte qu'en 1813, "à Dresde, où l'Empereur passait tous les jours en revue la Garde Impériale, on avait introduit dans les exercices de l'infanterie une manœuvre non prévue par le règlement qui consistait à retirer et remettre la baïonnette en un certain nombre de mouvements".



Baïonnette modèle an IX.
avatar
La Flamme
Fourrier

Masculin
Nombre de messages : 1085
Age : 53
Date d'inscription : 16/02/2005

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum