La vie à la caserne sous le 1er Empire

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La vie à la caserne sous le 1er Empire

Message par La Flamme le Mer 11 Mai 2005 - 17:50



Le Réveil

La vie du soldat débute de façon variable suivant les instructions du chef de corps. En principe, le règlement prévoit le réveil à 6h00 en été (du 1er avril au 30 septembre) et à 7h00 en hiver. Le soldat est réveillé par des roulements de tambours : « Le réveil ».

Le caporal de l’escouade (il y en a en principe, deux par chambrées) fait lever les soldats et procède à l’appel, dont il est ensuite rendu-compte au sergent-major ; celui-ci vérifie alors l’état des présents et se rend chez l’adjudant de semaine qui est chargé de recevoir l’appel de toutes les compagnies.

L’appel et le lever terminés, on procède au nettoyage des chambres ; cela consiste à faire les lits et secouer les paillasses, balayer la chambre, aérer les lieux en ouvrant les fenêtres, enfin, ranger les uniformes, équipements et l’armement selon l’ordre prescrit que l’on verra plus loin. Pendant ce temps les parties communes sont nettoyées par les détenus aux chambres de police, par les consignés, à défaut par des fusiliers de corvée ce qui semble exclure les hommes des compagnies d’élites. Ces travaux terminés, les soldat doit alors s’habiller dans la tenue prescrite. Entre l’appel du matin et la soupe du matin, vont se faire tous les rapports particuliers des compagnies et le rapport du régiment.

A 8h00, le chirurgien-major du corps visite les hommes inscrits sur le registre des malades.

Les rapports

Le rapport journalier établi dans chaque compagnie sera donné par le caporal au quartier maître trésorier. Ce rapport indique les mouvements de la troupe (les entrées à l’hôpital, les hommes partis en congé, ceux sortis de prison, etc.) Après vérification, les rapports sont transmis au capitaine de la compagnie par l’intermédiaire du sergent-major. Le rapport de la compagnie est signé par le capitaine ; il mentionne, pour chaque compagnie, le nombre de présents et les motifs d’absence ; il est alors renvoyé au quartier maître trésorier.

A 9h30, l’adjudant major et l’adjudant de semaine se rendent chez le major de semaine pour remettre la feuille de rapport générale ; le major va ensuite chez le colonel pour rendre compte de tous les mouvements de la troupe de la journée précédente. Le rapport reçu, le colonel indique pour le lendemain « l’emploi du temps du régiment » qui est inscrit par l’adjudant sur un livre d’ordres particuliers.


L'intérieur d'un poste de Grenadiers de la Garde Impériale (Illustrat° extraite du livre l'Histoire de la Garde Impériale de Marco de Saint Hailaire). Les Grenadiers à pied de la Garde Impériale étaient casernés à Courbevoie à côté de la Seine. Il ne reste plus aujourd'hui que le fronton d'entrée. La scène représente le corps de garde de la caserne où les hommes n'étant pas de faction passent le temps à jouer aux cartes.
Sources : Tradition Magazine n° 14. La vie à la caserne sous le 1er Empire, par Mr Alain Pigeard.
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