Campagne de Murat

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Campagne de Murat

Message par Alex Le Prestre le Ven 5 Aoû 2005 - 11:46

La campagne de Murat en 1815--------------------------------------------------------------------------------

Aujourd’hui que nos armées sont si colossales qu’elles semblent des nations entières qui se lèvent en armes pour s’entrechoquer, il faut, pour ne pas être écrasé par ces masses, pouvoir leur opposer des masses à peu près égales, ou une bien grande supériorité du côté du talent militaire et dans la qualité des troupes qu’on a sous la main.

Sous ces deux rapports, les troupes napolitaines ne pouvaient se mesurer avec l’ennemi qu’elles allaient combattre.

Il n’y avait qu’une espèce d’infanterie; aussi l’armée napolitaine était privée de cette infanterie légère qui, pendant que la ligne présente un rempart impénétrable aux charges de la cavalerie, s’élance pour harceler l’ennemi, puis se replie rapidement, et se multipliant par des attaques continuelles, semble l’âme du combat.

Il n’y avait point de grosse cavalerie, et le peu de cavalerie légère organisée nouvellement laissait beaucoup à désirer.

Les troupes d’artillerie et du génie paraissaient bien disposées, mais les officiers qui les commandaient, pris dans l’armée, manquaient de cette instruction théorique qu’on ne puise que dans les écoles spéciales.

La cavalerie, comme nous l’avons dit, était fort médiocre et loin de valoir l’infanterie, l’artillerie et le génie mal exercés; et en effet, il était difficile qu’on eût à Naples, où rien depuis 1808 n’était stable, où tout se faisait au jour le jour, de bonnes troupes, des armes qui exigent beaucoup d’exercice et une longue pratique. Le 4e léger, les 9e et 10e de ligne furent dès leur fondation formés de forçats et de prisonniers. Ils n’oublièrent jamais les vices de leur origine. Il y avait une grande quantité de Français dans tous les corps, et surtout dans la garde, tant soldats qu’officiers; mais ceux-ci en bien plus grand nombre : de 25 généraux, 10 étaient Français, et de 27 colonels, 13 étaient étrangers.

L’état-major comptait peu de sujets distingués et se composait en grande partie d’officiers qu’on avait trouvés incapables de servir dans la ligne ; aussi peut-on dire que ce corps ne se doutait même pas de l’importance des fonctions qu’il est appelé à remplir en temps de guerre. Les vétérans qui avaient fait les campagnes d’Espagne, de Russie, etc., disséminés dans l’armée, avaient la douleur de se voir nombreux, oubliés de leur chef et sous les ordres des étrangers.

Cependant Murat avait rassemblé ses généraux ; il semblait vouloir livrer à leur discussion le grand projet qui l’occupait et cette démarche avait donné une lueur, d’espérance; quoique le Prince ne dissimulât pas qu’il voulait la guerre, ils eurent tous le courage d’exprimer un avis contraire.

« L’Autriche, » disait Murat, « sera trop occupée pour songer à l’Italie ; et si la paix a lieu, Napoléon ne permettra pas qu’elle s’agrandisse encore aux dépens de l’Italie. » « Attendez donc, » lui répondait-on, « pour agir, que les forces de l’Autriche soient aux prises avec les Français, ou que la paix soit faite. » Mais ces conférences ne servirent qu’à aigrir le Roi et à lui aliéner ses généraux; le 15 mars 1815, la guerre fut décidée et avec elle la chute du royaume de Naples !

Dés lors, il n’y eut plus à balancer : chacun songea à faire de son mieux, car dans la périlleuse entreprise où l’on se jetait, il fallait au moins sauver l’honneur du pays et de l’armée, Le gouvernement eut soin d’exagérer beaucoup les forces dont il pouvait disposer, tant pour en imposer à l’ennemi que pour rassurer Naples et l’Italie. En second lieu, de ne faire sortir du royaume que le moins possible de troupes, afin de garder dans l’intérieur une forte réserve en cas de malheur et pour défendre les côtes de toute attaque de la part des Anglais et des Siciliens.


LE ROI COMMANDANT EN CHEF.

Chef d’état-major général : le lieutenant général Millet
Sous-chef d’état-major : le maréchal de camp Galdemar
Commandant le génie : le lieutenant général Colletta
Commandant l’artillerie : le lieutenant général Petrinelli
Ordonnateur en chef de l’armée : le chevalier Vauchelles
1e division : infanterie de la Garde (5.844 - 4.000 (réel))
Lieutenant général commandant : prince Pignatelli Strongoli
Adjudant-commandant chef d’état-major : Lanougarède
1er régiment de vélites à pied 1.125 Colonel Taillade
Voltigeurs de la garde 1.536 Colonel Mascioletti
2e régiment de vélites à pied 1.164 Colonel Merliot
10e régiment de ligne 1.230 Colonel Sajalles
Artillerie 636
Train 153 -1-
Cavalerie de la garde (1.835 - 1.400 (réel))
Lieutenant général commandant : Livron
Maréchal de camp : prince Campana
Régiment de hussards 518 Colonel Novara
Régiment de chevau-légers 487 Colonel Wolf
Régiment de cuirassiers 440 Colonel Tocco -2-
Régiment de lanciers 390 Colonel Russo
1er division de ligne (9.694 - 8.400 / 7.500 (réel))
Lieutenant général commandant : Carascosa.
Adjudant-commandant chef d’état-major : Santaniello.
Maréchal de camp : Guil. Pepe
2e régiment léger 2.553 Colonel Verdinois
1er régiment de ligne 2.551 Colonel Paolella
Maréchal de camp : de Gennaro
3e régiment de ligne 2.146 Colonel Palma.
5e régiment de ligne 2.056 Colonel Tschudy
Artillerie 232 Colonel Riario.
Train 156
2e division de ligne (8.964 - 8.200 (réel))
Lieutenant général commandant : d’Ambrosio -3-
Adjudant général chef d’état-major : Costa.
Maréchal de camp : d’Aquino
3e régiment léger 2.335 Colonel Michel
2e régiment de ligne 2.229 Colonel Brocchetti
Maréchal de camp : de Médicis
6e régiment de ligne 2.425 Colonel Dreuses
9e régiment de ligne 1.611 Colonel Pignatelli
Artillerie 222
Train 142
3e division de ligne (9.270 - 8.350 (réel))
Lieutenant général commandant : Lecchi -4-
Adjudant général chef d’état-major : de Franchi
Maréchal de camp : Caraja
1er régiment léger 2.299 Colonel Estengo
4e régiment de ligne 2.250 Colonel Scudieri
Maréchal de camp : Majo
7e régiment léger 2.100 Lieutenant-colonel Longo
8e régiment de ligne 2.240 Colonel Vollero
Artillerie 228 Commandant Legranalet
Train 153
4e division de ligne (8.376) - 5-
Lieutenant général commandant : prince Pignatelli-Cerchiara
Adjudant général chef d’état-major :
Maréchal de camp : Rossarola -6-
4e régiment léger 3.163 Colonel Arena -7-
9e régiment provisoire 1.563 Colonel Juarasci -8-
Maréchal de camp : Roche
11e régiment léger 1.863
12e régiment de ligne 1.408
Artillerie 226
Train 153
Cavalerie de ligne (2.322 - 2.000 (réel))
Lieutenant général commandant : Rossetti
Maréchal de camp : Fontaine
1er régiment de chevau-légers 148 Colonel Bonnafoux
3e régiment de chevau-légers 828 Colonel Celestaut
Maréchal de camp : Napolitano
2e régiment de chevau-légers 808 Colonel Reigner
4e régiment de chevau-légers 538 Colonel Le Grand
Cadre de réserve
Colonel : Nataly
Capitaine de détail : Polizzi
Artillerie de réserve 1.475 - 800 (réel)
Canonniers de marine 618 - 400 (réel)
Escadron du gendarmerie 141 -9-
Corps auxiliaires à Ancône 2.136 -10-
Sapeurs 311 4.681
Récapitulation :
Infanterie 46.829
Cavalerie 7.224
Pièces de canon 78
Notes :
(1) La division de la Garde n’eut jamais son bataillon de sapeurs.
(2) Ce régiment n’a rejoint la division que dans les Abruzzes, au moment de la retraite.
(3) L’auteur de ce Précis.
(4) Le comte Joseph Lecchi ou Lechi, frère du général Théodore. Joseph avait été chassé de l’armée par Napoléon pour sa conduite en Espagne.
(5) La 4e division n’entra pas en ligne, car elle ne parut qu’à Sora et à Ceprano, lorsque la campagne était terminée.
(6) Le fameux Rossaroll
(7) Resté toujours dans les Calabres.
(8) Bataillons réunis.
(9) L’escadron de gendarmerie rejoignit l’armée à Sinigaille, quand elle était en retraite.
(10) Les corps auxiliaires d’Ancône n’ont jamais existé.
Cependant, il s’en fallait bien que l’effectif fut aussi fort que les cadres présentés par ce tableau, tous les régiments ne furent jamais portés au complet.
L’armée active se composait réellement de :

Division de la Garde 4.000
Division de cavalerie de la Garde 1.400
1e division de ligne 8.400 / 7.500
2e division de ligne 8.200
3e division de ligne 8.350
Division de cavalerie de ligne 2.000
Artillerie de réserve 800
Canonniers de marine 400
Sapeurs 740
Récapitulation :
Infanterie 30.890 / 28.050
Cavalerie 3.400
Sapeurs 740
Canonniers 1.200 56 pièces
Total : 34.290
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Re: Campagne de Murat

Message par eduardo petrinelli le Sam 21 Mar 2009 - 21:50

Commandant l’artillerie : le lieutenant général Petrinelli
Bon Jour, perdon si vous plait, je suis Eduardo Angel Petrinelli nacido el 18 de Abril de 1959 en Argentine. Mon pére Horacio Antonio Petrinelli et mon grand pére Anyulín Petrinelli aussi fallecido.
Je ne conozque pas mon arbole genealogic, comentaire a moi est¨que Grand Pére arribó a Argentine huerfanic. Je ne pas beaucoup information u historique. Vous pouvez information relationé con Le Leitutenant géneral Petrinelli, coment s'apelle ? coment est votre prenom? et filles? et annes?
Perdon por mon primarie vocabouliere francaise!!!
Merci beaucoup!!!!
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eduardo petrinelli

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