Les Cantinières (2)

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Les Cantinières (2)

Message par La Flamme le Sam 4 Mar 2006 - 12:08

C’est à l’époque du règne du ‘Roi Soleil’ que remonte la véritable origine de la cantinière vivandière. En général, elle était l’épouse du vivandier et son rôle principal était le blanchissage et l’entretien des effets des soldats, ce qui ne devait pas être une mince affaire.

Avec la Révolution, la vivandière perd théoriquement son nom ; une décision ministérielle la considère uniquement comme blanchisseuse et à ce titre lui décerne un brevet, lui imposant également de porter une médaille au cou. Certaines faveurs lui sont attribuées (logement à la caserne, fourrage pour son cheval).




Dessin de Schwebach nous donne une voiture tirée par deux chevaux. Le cavalier coiffé d'un mirliton indique que nous pouvons nous trouver vers la période consulaire. Une femme (cantinière, vivandière ou blanchisseuse) a pris position sur la charrette. (Bibliothèque Thiers, Paris).


Parmi les volontaires de 1792, on comptait un nombre assez important de femmes. En 1793,, la Convention les écarte des rangs de l’armée sauf les blanchisseuses et les vivandières portant médaille au cou et faisant commerce de vivres divers et boissons. Du fait de leur léger bagage les blanchisseuses sont transportées par les voitures régimentaires, mais les vivandières suivent à pied ou sur des petites charrettes. Afin de transporter plus aisément l’eau de vie en première ligne pendant les combats, elles suspendant à leur épaule un petit tonnelet, fréquemment peint en bleu, blanc et rouge, qui devient le premier et restera le principal signe distinctif de la vivandière, véritable Saint-Bernard des soldats, bien plus que la médaille qu’elle porte au cou.

Dans l’infanterie, la vivandière porte en général un chapeau maintenu sur la tête par un foulard roulé et noué sous le menton. Dans la cavalerie, elle porte un bonnet de police ou un bonnet à flamme retombante.
Le costume civil et l’équipement se complètent d’une cocarde aux couleurs nationales sur le bonnet de police (ou bonnet phrygien), ou par des plumes tricolores sur le chapeau.
Après les premières victoires des armées de la République, le costume des vivandières évolue. Parmi les vêtements pris sur les ennemis, les pelisses des hussards deviennent leur vêtement de prédilection, convenant fort bien à leur féminité et leur donnant une allure plus militaire.

A partir de 1800, le statut des cantinières change et elles sont des lors militaires, car elles sont toutes femmes, veuves, ou mères de soldats. Les cantinières civiles disparaissent de l’armée.


Leur costume se ‘militarise’ de plus en plus et, des le début de l’Empire les cantinières de la Garde porteront des uniformes reconnus par les autorités supérieures et rappelant la coupe et les couleurs distinctives et du fond de l’unité dans les rangs de laquelle elles servent. De cette époque date aussi le célèbre tablier à poches…poches qui contenaient la monnaie.

Dans la ligne, les cantinières restent le plus souvent vêtues ‘à la diable’ de vêtements civils provenant de pillages effectués par les soldats et que ces derniers leur échangeaient contre un peu d’eau de vie.




Sources : Texte de Luce Riès.
Dessin Bibliothèque Thiers, Paris
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