Le Sapeur 2ème partie

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Le Sapeur 2ème partie

Message par La Flamme le Dim 10 Déc 2006 - 11:55




Bientôt arrive la Révolution; les sapeurs sont maintenus dans les unités de l'armée, les bataillons de volontaires créent également leurs compagnies de grenadiers avec leurs sapeurs, mais encore une fois, il n'existe pas de sapeurs dans toutes les compagnies d'élite, l'armée est confrontée à une pénurie grandissante et ne peut pas se permettre de particularisme dans les différents corps.



Modèle de la Garde Constitutionnelle.Monture côté garde.
La poignée entière est ciselé de plumes, le bec est entre-ouvert.


Sous le Consulat, les campagnes lucratives de Bonaparte remplissent les caisses de l'Etat, l'armée a les moyens de se rééquiper à neuf, les chefs de brigade, redevenus colonels à partir du 24 septembre 1803, s'en donnent à coeur joie, les régiments s'adjoignent des musiciens et les sapeurs réapparaissent dans toutes les compagnies d'élites.


Sous l'Empire, un décret, daté du 7 avril 1806, organise les sapeurs, le 18 février 1808, un autre décret précise qu'il y a désormais 4 sapeurs par bataillon d'infanterie de ligne ou légère, que ces sapeurs, quel qu'en soit le nombre, sont comandés par un caporal sapeur, que le caporal et les sapeurs sont pris dans les compagnies de grenadiers, ou de carabiniers, pour l'infanterie légère, compagnies dont ils continuent de faire partie, sans augmenter le nombre d'hommes dont elles doivent être composées, que leur solde est celle de leur grade.



Sapeur du 14e de ligne en 1809. Le sapeur est en tenue blanche et le tablier marron clair.
Dessin fait d'après le manuscrit d'El Guil, couleur par Souliès.



Par tradition les sapeurs ouvrent la marche, défilent toujours devant le tambour-major, et sur deux rangs, les sapeurs sont commandés par un gradé appelé "caporal sapeur", qui à trés souvent le grade de sergent.


De 1720 à 1753 les premiers grenadiers et par conséquent les grenadiers-charpentiers, vêtus comme des fantassins, sont coiffés d'un chapeau de feutre galonné, et souvent d'un bonnet de drap, entouré d'un turban de peau d'ourson, sans plaque, avec une petite flamme.


Soldat-charpentier du régiment de Beauce- Réglement de 1786.
Rousselot planche n°8.


Vers 1755, quelques colonels font prendre le bonnet d'ourson à leurs grenadiers, bientôt tous les régiments suivent cet exemple, à la différence avec le bonnet de grenadiers, celui des grenadiers-charpentiers ne porte pas de plaque, l'interieur est en cuir naturel, le fond est de la couleur de la distinctive du régiment avec des croisillons de galons blancs



Sources : Photos et documents de Mr Gérard JAEGER
Tradition magazine n°188. Les sabres utilisés par les sapeurs d'infanterie.
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